Sénégal : Les forces de sécurité impliquées dans la lutte contre le paludisme
Le programme national de lutte contre le paludisme vient d’organiser à Thiès un atelier de formation des professionnels de santé des forces de sécurité sur le paludisme. Cette rencontre de deux jours a permis aux 30 participants encadrés par six formateurs de s’imprégner des méthodes de traitement et de prévention du paludisme dans leur service respectif. Au Sénégal pour relever le défi de la lutte contre le paludisme, on peut désormais compter sur la collaboration de la grande muette. Le paludisme touche chaque année au Sénégal environ 10% de la population, soit plus d'un million de personnes.
La grande muette se mobilise dans la lutte contre le paludisme
Au Sénégal, 30 agents des forces de sécurité viennent de bénéficier d’une formation de deux jours sur la stratégie de traitement et de prévention du paludisme dans la cité du rail à Thiès. Cette formation initiée par le programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) vise à doter les professionnels de santé des forces de sécurité (policiers, garnisons, et de l’administration pénitentiaire) de mesures diagnostique de traitement et de prévention du paludisme qui touche chaque année au Sénégal, environ 10% de la population. Cette initiative soutenue par la division santé des armées, le programme national de lutte contre le paludisme, et l’Université Cheikh Anta DIOP permet d’intensifier et de diversifier les mécanismes d’intervention en matière de lutte contre le paludisme qui constitue le premier problème de santé publique au Sénégal http://www.romandie.com .L’équipe du programme national de lutte contre le paludisme qui dirige cette formation est menée par le Dr Thiam Sylla qui a mis à la disposition des participants des canevas de réflexion sur le paludisme portant entre autre sur l’évaluation des connaissances, des généralités sur la pharmacovigilance , les effets indésirables liés aux produis antipaludiques et au rôle des acteurs. Cette rencontre de mise à niveau permet aux bénéficiaires d’identifier les cas de paludisme (palu simple ou grave) d’administrer les médicaments adéquats aux patients de leurs zones respectives.
Présentation de la maladie
Le paludisme est une maladie grave, multiforme et mortelle. A l’origine, le nom «paludisme» est dérivé du mot ancien «palud» qui signifie «marais», parce que les larves des moustiques s’y concentrent. En 1880, les scientifiques ont découvert la véritable cause du paludisme : un parasite unicellulaire microscopique appelé le plasmodium.
Les causes de transmission :
Le parasite est le plus souvent transmis par les piqûres d’un moustique, l’anophèle femelle, qui a besoin de sang pour nourrir ses œufs.
Autres modes de transmission : la contamination de la mère au fœtus, lors d’une greffe ou d’une transfusion sanguine.
Les schémas de transmission et de morbidité varient énormément selon les régions et à l’intérieur des pays. Ces variations tiennent aux différences entre les parasites et les moustiques vecteurs, aux conditions écologiques qui influent sur la transmission et à des facteurs économiques comme la pauvreté et l’accès à des soins et à des services de prévention efficaces.
Les différents symptômes
Les symptômes peuvent être aller de la fièvre, fatigue, maux de tête, troubles digestifs... à des manifestations plus graves, mortelles, telles que l’anémie sévère, le coma, les convulsions généralisées, l’hypoglycémie, l’œdème pulmonaire, l’insuffisance rénale, les infections sévères, les hémorragies... http://www.luttercontrelepaludisme.fr
Après le suivi de ces données sur le paludisme, les participants se disent désormais outiller pour la mise en pratique de leurs connaissances au terme de cet atelier. Les bénéficiaires qui avaient à leur disposition un manuel de formation des prestataires sur la pharmacovigilance des produits antipaludiques au Sénégal nous ont donné leurs impressions à la fin de leurs travaux. Selon Doudou MANE de l’administration pénitentiaire, participant « c’est une formation fiable qui a lui a permis de connaitre les modes de transmission de prévention et de lutte du paludisme au Sénégal à travers l’usage des moustiquaires imprégnées, l’administration de traitement préventif intermédiaire chez les femmes enceintes et la prise en charge des cas paludiques» .Une initiative qui permet surtout à la grande muette de s’impliquer dans le combat contre le paludisme qui est la quatrième cause de mortalité des enfants en Afrique, devant le sida. Dans la même lancée, Ibrahima SARR, major de pavillon à l’hôpital le Dantec de Dakar s’est réjoui de la pertinence des outils mis à leur disposition.
Après cette phase théorique, les forces de sécurité ont pour mission une fois dans leur service de traduire en pratique les stratégies de traitement et de prévention du paludisme afin de contribuer à « faire reculer le paludisme » hors du Sénégal. Par ce geste également, les hommes de ténue du Sénégal contribuerons à la réalisation des objectifs du millénaire approuvés en 2000 par 189 pays et qui vise à faire régresser le paludisme d’ici 2005.
Reportage Awa Seydou TRAORE